Stage chez Marie-Laure Guerrier

Posted by on Mar 11, 2020 in Carnets, Reflexion & Aphorismes | No Comments

Notes du grand cahier noir A4

Avril / Mai / Juin / Juillet 2018

Peindre comme on dessine, dessiner comme on peint.
Instinct

*

Stage

Le support

  • Les limites (le plateau)
  • Les atouts :
    • Toile -> retour, respiratoire
    • Papier -> la masse
    • Bois -> retour, l’arrêt, l’absorption ou l’obstruction
  • La taille ( tout est à la mesure de l’Homme ) Alberti. Dominant / dominé
  • Le temps de contact avec le support
    • Mentalement (observation, confrontation)
    • Physiquement (appréhension des dimensions, appréhension de la matière)

Savoir de quoi c’est fait, comment il a été fabriqué

Le faire soi-même

Le médium

-> Viscosité / odeur / ressentit au travail; du résultat / souplesse

-> Pigment + liant :  *Huile  / * Gomme arabique /*Acrylique

-> Genres : *Huile / *Acrylique / * Aquarelle / * Fusain

Outils

  • Corps
    • Kinesthésie
      • Jambes
      • bras -> mains -> doigts
        • yeux / cerveau
  • Pinceaux
    • brosse
    • pinceau
  • Plume
  • Couteau

Se faire ses outils

*

Peindre n’est pas colorier

Dessiner n’est pas se contenter de représenter le réel. Le rendre cf : Kandinsky

*

Quoique l’on fasse, quelque soit la technique, le sujet, la volonté du résultat ou du faire cela reste la rencontre du support et du medium. C’est peut-être la chose la plus importante que nous ignorons et qui, au final, rends à travers tous les regards aimants la réussite ou l’échec de la Vie insufflée dans nos travaux. Nous sommes passeurs d’idées, entremetteurs d’alliances et d’alliages, accoucheurs d’œuvres, mortes nées ou promises à l’éternité.

Parfois je me demande si nous ne sommes pas des archéologues déterrant pour les étudier et les présenter aux hommes des choses déjà existantes que la magie, dont nous prétendons avoir quelque pouvoir, permet d’insuffler une possibilité de vie. Ce regard sur ces mystères de l’Univers et de la vie est notre seule force, notre seule satisfaction d’offrir alors qu’elle requiert un grand recueillement, une grande concentration et un immense isolement.
Nous faisons corps avec quelque chose en puissance qui nous échappe et que nous devons maîtriser alors même que nous ignorons tout de lui.

C’est dans la phase d’oublie que que naissent les choses

*

Le juste, la question du juste. La justesse.

L’observation

Il faut laisser monter l’émerveillement, ne pas le freiner, cultiver les poses, goûter le sujet et là, alors que l’on croit s’en écarter on plonge dedans. On devient le sujet jusqu’à vivre son abstraction, sa reconstruction et enfin peindre.